Historique

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La naissance des Jardins de Cocagne de Thaon-les-Vosges

L’Association Jardins de Cocagne de Thaon-les-Vosges a été créée en 1994 par Jean-Claude Vorgy, sur le site de l’ancienne écurie de l’entreprise BTT (Blanchisserie Teinturerie Thaonnaise), industrie textile qui fonctionna de 1872 à 1994, site mis à disposition par la mairie de la ville.

Jean-Claude Vorgy travaille, à partir de 1991, pour le Conseil Général des Vosges en tant qu’Animateur Local d’Insertion (A.L.I). Il est employé par la Fédération Médico-Sociale (F.M.S), dans le cadre d’une convention passée entre celle-ci et le Conseil Général des Vosges. Il avait alors pour mission de mettre en œuvre, gérer, et coordonner le dispositif concernant les bénéficiaires du R.M.I.
Jean-Claude Vorgy fait alors le constat de plusieurs éléments concernant son domaine d’activité et son département qui le conduira à la mise en œuvre de ce projet. En effet, il remarque rapidement l’absence de structures d’insertion par l’activité économique sur son secteur, la forte population rurale mais aussi certaines limites propres à sa fonction et à son cadre ainsi que la nécessité de « faire lien » avec la population d’actifs. Une réflexion s’engage ainsi chez lui. Le concept Jardins de Cocagne offrait des réponses adaptées à ses questions.
En effet, le premier Jardin de Cocagne voit le jour à Chalezeule, petit village situé aux portes de Besançon, en 1992, grâce à l’initiative de Jean-Guy Henckel,  alors éducateur dans un CHRS, qui s’inspire d’un concept né en Suisse et dont le mode de fonctionnement originel était quelque peu différent de celui des Jardins de Cocagne d’aujourd’hui. En effet, il consistait dans un regroupement de plusieurs particuliers qui pratiquaient le jardinage biologique et qui, en finançant l’embauche d’un maraîcher professionnel travaillant sur leurs terres, récupéraient les productions obtenues. Cependant, chaque coopérateur était tenu de participer aux travaux un certain nombre de jours par an. Jean-Guy Henckel, initiateur du concept actuel, reprendra donc ce principe de base en lui donnant une dimension sociale. Il propose ainsi d’installer un jardin biologique à proximité du centre d’insertion dans lequel il travaille à l’époque pour débuter une insertion par l’activité économique. Son système ne peut cependant fonctionner que s’il existe une demande en parallèle. Tenant à son projet, il constitue alors un réseau d’adhérents-consomm’acteurs pour pouvoir lancer la confection des premiers paniers de légumes et ainsi mettre en marche la machine.

Jean-Claude Vorgy, conscient de la nécessité de regrouper au moins une centaine d’adhérents et du besoin de limiter les distances de livraisons, considère d’emblée Thaon-les-Vosges comme un site propice pour son projet. En effet, la ville compte presque 8 000 habitants et n’est située qu’à 9 kilomètres d’Epinal. Il présente alors son projet au maire de Thaon-les-Vosges, Monsieur Juteau, qui, intéressé par ce projet, met rapidement à sa disposition un terrain de 3 hectares ainsi qu’un local de 300m², propriétés de la commune, depuis la fermeture de la BTT.

Les évolutions de notre structure

A la création, l’activité de l’association était strictement maraîchère, avec la présence de 2 permanents et 10 salariés en contrat aidé.

En 2002, les Jardins de Cocagne se lancent dans une nouvelle activité, l’éducation à l’environnement par l’embauche d’un emploi-jeune avec, au départ, un temps partagé entre le maraîchage et l’environnement.

En 2006, l’activité environnement atteint son seuil de rentabilité et occupe alors un temps plein : l’emploi-jeune est transformé en CDI en décembre 2006.

A partir de 2007 et  jusqu’en 2014, l’Association connaît un accroissement de l’activité maraîchère avec la pérennisation de plusieurs postes d’encadrant technique.